Le Parvis des Talents, où en sommes-nous ?

Le Parvis des Talents, où en sommes-nous ?

Plus de trois ans après sa création au sein d’une paroisse de Neuilly le Parvis offre déjà une success-story pour nombre de ses participants.

D’un côté il a offert à de nombreux animateurs la possibilité de donner du temps, de l’expérience et des compétences et ainsi de redécouvrir que l’échange, au-delà de la culture individualiste un peu dominante, est un des éléments clés de la vie sociale.
Chacun capitalisant sur ses acquis professionnels a pu, sans grand investissement intellectuel ou physique, apporter un soutien et développer des comportements humains parfois un peu oubliés dans le monde de l’entreprise. En enrichissant les autres par ces échanges, il a pu s’enrichir soi-même et de la sorte initier une amorce de modification de sa propre attitude entrepreneuriale.

De l’autre, les chômeurs ont quant à eux immédiatement saisi l’occasion offerte de plonger dans un monde d’actifs bienveillants qui leur offrait la possibilité de continuer à se former par un travail de réflexion, d’animation et de présentation sur des sujets qui leur sont essentiels. Sortir d’un isolement mortifère, broyer des idées qui n’étaient plus noires et travailler à une redéfinition de soi-même avec le concours de collègues actifs a constitué l’amorce d’un sursaut souvent prémonitoire en vue d’un rétablissement professionnel et au-delà humain.

Tous, au travers de ces réunions hebdomadaires ou bimensuelles, ont manifesté leur attachement à un monde de partage et d’écoute dans lequel chacun progresse avec les autres.

Le miracle s’est produit ; la joie de se retrouver, l’attente très positive du rendez-vous hebdomadaire, la diffusion de ce nouvel état d’esprit dans le quotidien en a conduit beaucoup à retrouver un équilibre via une activité professionnelle. Plus de cent personnes ont ainsi retrouvé un travail, une fonction sociale, un équilibre et le sourire.
Maintenant ceux qui sont partis peuvent à leur tour drainer vers le Parvis d’autres collègues en recherche d’emploi ; certains se sentent même aptes à passer de l’autre côté de la barrière et sont désireux à leur tour de partager l’aide qu’ils ont reçue jadis.

Mais le Parvis ne vit pas sur son acquis ; tout est toujours à faire, à recommencer en faveur des autres qui l’ignorent. Dans le monde de l’entreprise l’absence de clients signifie la mort du projet ; dans notre monde associatif il en est de même ; si peu se motivent pour donner, si peu découvrent la possibilité de sortir de leur isolement et de s’enrichir avec les autres, alors le Parvis ne pourra pas vivre longtemps en dehors du souvenir positif qu’il aura joué dans la vie de quelques-uns.

Parlons-en, rameutons les bonnes volontés et semons ces occasions de partager avec les autres.